Lemariejeanne’s Blog


Skins, acte 4 scène 1.
février 1, 2010, 9:44
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Un petit édito pour célébrer la reprise de Skins, la plus hype des séries. La saison 4 est donc enclenchée, le premier épisode a été diffusé sur les télévisions anglaises la semaine dernière. On dit donc merci au streaming et on fonce se regarder le premier de la portée en VOSTFR.

Demain plus de news : résumé du terriblissime concert d’Arctic Monkeys au Zénith de Montpellier qui a eu lieu hier, dimanche 31 janvier. De plus je serai demain au Rockstore de Montpellier afin de voir les BB Brunes qui risquent de ne pas faire le poid face à Alex Turner mais qui donneront quand même lieu à un article.

Marie-Jeanne.



Minor love by Adam Green.
janvier 29, 2010, 4:34
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Pas de doute… A l’écoute de ce « Minor love »l’ami Adam Green est revenu coller ses derbys et sa voix enfumée à la musique de ses premiers amours. Et ce n’est pas pour déplaire à mes chères esgourdes…

Petit rappel : Adam Green est l’un des prophètes du mouvement anti folk. Mouvement alternatif made in Oncle Sam, mêlant punk et folk et se qui se refuse à tout propos prétentieux, et pratique de ce fait l’autodérision.

Avec son acolyte Kymia Dawson ils fondent à la fin des 90’s « The Moldy Peaches ».

(Heureux parents du « Anyone else but you », morceau passé au rang de tube grâce au film « Juno »).

Ils  font partis de la grande famille de la H.Y.P.E underground, avec comme potes de binouze The Strokes ou encore Ben Kweller.

Puis, tout en restant BFF, ils vont chacun de leurs côtés travailler à leurs projets solos.

S’en suivront pour Adam des disques restant dans la fibre de l’anti folk (Garfield, le très très bon « Friends of mine », ou Gemstone qui commence à entamer une certaine mutation musicale…). Il cultive le son lo fi, les textes aux images sorties d’un rêve psyché, les love story qui sentent la loose, et l’autodérision. Mais aussi son penchant  pour le goulot, et autres Haribos pas bio…

Puis, soudainement frappé par le dieu Bleus/Boogie , Adam part quelque peu en quenouille sur les disques suivants (les tout de même plaisants Jacket full of danger, et Sixes ans Seven). Il en fait des caisses au niveau musical (20 titres ! Une chorale Gospel !), et essaie de chanter comme Sinatra…

La patte d’Adam et son talent étaient toujours là, mais le too much qu’il redoutait tant pointait le bout de son nez…

Mais Adam je te pardonne… Oui car Adam est attachant… Une rock star avec des chamallows aux pieds. On a envie de lui faire un gros câlin tout en lui payant un gin tonic quand il nous raconte ses ratages amoureux et autres misères.

Et c’est ce dont parle ce « Minor Love »… Adam a essuyé un divorce (Madame est servie avec ce disque…) et s’est rendu compte que parfois il a un peu déconné (concert saoul comme la Pologne, fausses bagarres dans les bars…).

Du coup il revient à l’essentiel, la musique avec laquelle il se sent le plus à l’aise comme un disque réconfort.

Sa voix, dont la ressemblance avec Lou Reed est maintenant plus qu’évidente (filiation ou imitation ? Hum ?), est plus en retenue, moins poussée, comme un chuchotement rebelle.

Les instrus sont minimalistes (Adam Green joue pratiquement de tous les instruments lui-même) mais font leurs petits effets. L’orgue Hammond sur « Give them a token », le Kazoo sur « Buddy Bradley », la guitare sautillante de « Goblin » ou la grande envolée de cithare psyché semblable a une nuée d’oiseaux sur « Bathing Birds », la basse funky sur « Lock out » ou encore les grelots sur « Castles and Tassels »en sont la preuve.

Il y a aussi de bons morceaux rocks comme « Cigarettes burn forever » ou « Oh Shucks ».

Adam Green réussit ici un bon mix musical (même si la batterie pêche un peu sur certains morceaux…).

Si disque doudou il y a, « Minor Love » est aussi un disque cathartique. Adam a cherché à mettre des mots sur ses maux et autres frasques.

Certes, il se pose toujours dans la tradition des « story teller », mais il semble bien que cette fois ci Adam veuille également se raconter à nous à travers des histoires qui vous brise le cœur et vous change à jamais (« I’m not nice, no one should hold me up »), les soirées trop arrosées qui finissent mal, et les moments qui sentent bon le spleen (le beau « Stadium of Soul »ou « Boss inside »).

Même si, à l’ancienne, il continue de parsemer ses morceaux d’histoires improbables (« Castles and tassels », le morceau « Buddy Bradley » inspiré d’un personnage de BD), et de jolies images et métaphores. Les filles sont des lutins (« Goblins ») et des muses cruelles qui ensorcèlent les garçons en dansant, alors qu’Adam se compare à 50 corbeaux. Bref, un subtil brouillage de pistes, entre fables et vécu…

Pour sur, Adam Green ne nous livre pas ici un grand disque… Certes… Mais il amuse, divertit et émeut même à certains moments…

Welcome back Adam… Give me a kiss…

By Charly.



Jacques Dutronc au Zénith de Paris.
janvier 24, 2010, 9:45
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« Le fond de l’air est frais » mais je ne me défile pas et j’enfile ma mini rouge, mon béret et mes bottes… Ce soir, oui pas de doute,  je suis en phase,  je vais voir chanter Jacques Dutronc.

Pour les plus jeunes et moins érudits d’entre vous, il faut savoir que Jacques Dutronc était un peu notre mods à nous qui squattait le drugstore : chic, talentueux, charmant, et nonchalant. Dans les 60’s, après avoir été directeur artistique et découvreur de talent pour plusieurs maisons de disques, il se lance dans la chanson un peu par hasard et ne la quittera, quasiment, jamais…

L’ami Jacques nous gratifie donc de quelques dates alors qu’il avait fait ses adieux à la scène en 1992 au Casino de Paris…

De ce fait direction le Zenith… « Aie, Aie, Ouille »… On ne va pas se mentir je suis loin d’être fan de cette scène. Car en plus d’être « trop petite pour le Zenith » (dixit l’ami Théo…), la salle est froide et sans grand intérêt acoustique… Et ô joie intense, pour l’occasion la fosse est entièrement recouverte de fauteuils en plastiques rouges. Il faut me faire une raison, je ne pourrai pas twister ce soir… Le public est comme la musique de Dutronc, c’est-à-dire sans âge.

Bref, me voilà assise en tribune N, bière en main. A 20H pile la voix de velours de Jacques retentit au milieu de la salle, qui est bourrée comme un sac d’écolier un jour de rentrée.

Il nous annonce la première partie. Oui, une fois n’est pas coutume je me suis débrouillée pour arriver avant la première partie…

Et peut être bien que je n’aurais pas du… Me voilà face à un trio Corse, des amis/voisins de Jacques.

Certes les sonorités à la Bénabar ne sont pas ma tasse de thé, mais doublées de paroles telles que « avec Johnny je bois du whisky et Elvis je bois du pastis » c’est vraiment dur… Ce n’est pas parce que je bois une bière que je vais le chanter avec Jean Pierre Madère que je sache !

Peut être qu’à force de trinquer à la myrte avec ce joyeux trio, Jacques leur a promis, sur l’honneur, la première partie du Zenith et qu’il ne pouvait plus refuser…

Le spectacle peut, enfin, commencer ! Les musiciens arrivent sur scène chacun leur tour. Puis une poursuite fend la scène plongée dans la pénombre pour aller se poser sur Jacques Dutronc. Lové dans un fauteuil club, jambes croisées, cuir sur le dos, et Rayban chromées sur le bout du nez, Jacques nous met dans l’ambiance. Ca tombe bien, on est aussi là pour le mythe.

Le groupe qui l’accompagne est certes formé de vieux loup un peu old school (formation classique, ça joue « lourd », pas de subtilités dans les orchestrations) mais assure, et le son est bon. Et ils ont su garder l’essence musicale des morceaux (comme la flûte sur « Paris s’éveille » ou le clavier sur « Le petit jardin »)

Jacques embraye sur « Et moi, et moi, et moi », puis les tubes s’enchainent.

A quelques whiskys et cigares près, sa voix garde les mêmes intensités et le même timbre qu’autrefois.

Jacques connait, aime ses chansons et ça se voit. L’intention est toujours juste même si parfois elle est quelque peu too much comme sur «  fille du père Noel ».

« Le petit jardin », et « J’aime les filles » sont parfaits, « Gentleman cambrioleur », « Le plus difficile », « Comme elles dorment »  et surtout « Le playboy » font resurgir le jeune dandy Jacques qui ne s’est jamais vraiment éteint…

Mais le plus flagrant c’est de voir à quel point les textes de Dutronc (et de feu Jacques Lanzmann son éternel acolyte) sont modernes et collent autant à l’actualité.

Avec « Et moi, et moi, et moi » et son égoïsme ambiant et universel, « L’opportuniste » et son personnage qui nous rappelle entre autres notre « gourou menteur » de l’identité nationale,  ou encore « On nous cache tout on nous dit rien »…

L’ambiance est fort bonne, mais un peu lourde quand Jacques nous fait le célèbre mais atroce « Qui c’est qui crie le plus fort ? A droite ? A gauche ? Au milieu ? »

Pêle-mêle durant cette soirée j’ai eu le droit à un insipide duo avec Vincent Lindon (qui apparemment a eu du mal à retenir trois phrases…), et une mauvaise version pseudo rap de « Fais pas ci, fais pas ça » avec des choristes, qui à l’évidence, n’avaient pas compris un quart de la chanson…

Et c’est déjà le temps des rappels ! Et c’est bien dommage que Jacquo nous resserve du « Cactus », de « La fille du père Noel », et du « Et moi, et moi, et moi ». J’aurais bien aimé rencontrer  « L’hôtesse de l’air », ou « Mettre un tigre dans ma guitare »…

Pour finir je repars le cœur léger de savoir que oui, Jacques, tu assures ! (A 67 ans tout de même ! Merde !) Tu aurais certes pu insuffler un peu plus de folie et d’impros à ton show, oui… Mais en même temps ce n’est pas ça que l’on te demande, car tu l’as dis toi-même « Remonter sur scène pour rallumer la flemme »… Merci…

By Charly.



Mickey plus tout seul.
janvier 20, 2010, 3:15
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Mickey se fait la malle

Apres des aventures solitaires, Mickael, Mickey même, relance la machine «trois dimensions» avec La Grande Evasion, paru déjà il y a quelques mois. LMJ vous propose d’y revenir.

Des crochets pour marquer le changement. Fini Mickey 3D, hello Mickey [3D]. Histoire de faire comprendre que cette période est belle et bien terminée. Heureusement le style Mickaël Furnon est toujours bien là, lui.

Guitares, basses, trompettes, synthés, samples et compagnie. On pourrait trouver ça lourd, mais c’est léger dans la balance. Léger, comme les paroles de Mickael qui, comme à son habitude, raconte ce qu’il veut raconter. Le reste, on s’en fou. Surtout ne pas aller à l’essentiel.Des paroles qui coulent, peut être que c’est la mélancolie qui tient le stylo. Un «1988», premier single, qui se charge à ma place de raconter une autre époque, celle qui manque tant à notre conteur d’histoires .

Et puis Mickey n’a pas peur du titre complètement chelou. «L’homme qui prenait sa femme pour une plante», «chanson du bonheur qui fait peur» et j’en passe. Parce que, soyons clairs, Mickael, il s’en branle et il fait ce qu’il veut. Des chansons aux mélodies incroyables, par exemple. Evidentes même. Comme si elles avaient toujours été là, qu’il fallait juste la formule magique. Et bien Mickey, c’est nôtre chaman. «Je m’appelle Joseph»,chanson résolument dramatique, est effectivement enchantée. Abracadabra et je frisonne. Paris- Augusta Falls, en quatre minutes. Inspirée du roman «Seul le silence», c’est selon moi la meilleure de l’album.

Mais ce n’est pas tout, rassurez vous. «Playmobil» claque vraiment aussi. Du vrai, bon, culte Mickey 3D. S’énerver calmement existe donc. La révolte d’un gosse en une chanson, pour ouvrir l’album.

Bref. 14 chansons, des bonnes et des moins bonnes, et toujours cette voix faussement juste. Mickaël Furnon est un escroc qui a tout compris. Et nous l’escroquerie ça nous excite. Pas besoin de chanter comme un dingue pour nous envoyer en l’air, mais ça on l’avait déjà compris.

La conclu’ pour cet album trop peu cité, c’est Mickey qui l’a déjà faite pour moi (décidément , j’aurais pas foutu grand chose) et plus précisément dans la wonderfull «Méfie toi l’escargot » :

« Y’a des paroles qui tuent, des refrains qui remuent…»

Merci Monsieur 3D.

By Igor.



Doherty, Peter. Mort ou presque.
janvier 19, 2010, 8:11
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Peter Doherty

Je ne vais pas vous la faire : on l’a déjà raconté cent et cent fois celle-ci. Et pourtant, à l’heure où Doherty est encore considéré par certains comme un pantomime à chapeau qui fume le crack par les oreilles, coiffer encore une fois la casquette défoncée du conteur s’impose,pour ceux qui ont déjà oublié l’aube du XXI ème siècle.Peur du bug de l’an 2000, jeans baggy, Jacques Chirac, la techno, le nu métal, les immondes Limp Bizkit reprenant Behind Blue Eyes. Hier à peine.

Doherty, donc. Anglais, prototype du branleur, fan des Smiths. Signe particulier ? Arrivé trop tard dans un siècle trop défroqué (comme Barbey, comme Baudelaire, comme Gainsbourg), ce qui est encore le meilleur pour dénuder son génie ; propension à écrire des des mélodies divines. Les veines suivant les courbes des routes de son Albion chérie, le sang portant les mornes histoires éparpillées sur lesdits sentiers.
Étrangement l’idée vient des Amériques, où les Strokes sont arrivés. Pas les mains vides. Velvet, cravates fines, cheveux sales, Converses All Star portées avec pantalons de coton, bonnes chansons, chanteur beau comme un Dieu alcoolique. Jusqu’alors très pops, Doherty et son compère Barat voient où est le pouvoir. C’est bien beau de se prendre pour les Kinks de Village Green Preservation Society, en attendant, les gamins réclament du bruit.

Revirement punk. L’opportunisme, c’est trop peu dit, a souvent du bon. Up The Bracket (Dans Ta Gueule. Rarement album a aussi bien porté son nom) finit le travail accompli par Julian et son gang en y ajoutant la dose de romantisme dégueu qu’il faut pour attirer les kids boutonneux lecteurs de poésie . Une armée de branleurs s’empare de guitares, se laisse pousser les cheveux, cesse le baggy pour resserrer un peu le pantalon (2000 est, définitivement, LA décennie des torsions testiculaires). La messe est dite. Des clones couvés par le NME et une hype plus que douteuse émergent. Voilà pour Doherty.
France, aube de 2010 : les gamins branchés portent des doudounes, écoutent de l’electro, et trouvent que porter des Nikes avec un Slim, c’est du dernier chic. Hum. Au fond, la grande déjante dohertienne, comme toutes les grandes œuvres, aura été bien courte. Posons nous sur le banc et attendant un nouveau messi ( Espace Schengen oblige, ils arrivent maintenant de plus en vite, une fois tout les dix ans…).

By Ahmosis.



Casablancas à Paris
janvier 8, 2010, 4:25
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En ce mercredi 8 décembre, j’avais enfilé ma tenue de combat réglementaire : Slim, converses, t shirt néo vintage cracra…

Car en effet, ce soir, je sautille jusqu’au Bataclan pour voir l’un de mes petits maîtres à penser et idoles (oui, oui, il faut parfois savoir l’admettre…) : Julian Casablancas. Le maître chanteur de The Strokes donnait ce soir là un concert pour défendre son premier album solo « Phrazes of the Young ».

Petit rappel des faits : après une tournée mondiale et un troisième album des plus jouissifs, Les Strokes décident de prendre le large chacun de leurs côtés pour assouvir de nouveaux besoins musicaux… Pour le meilleur (Little Joy pour Fabrizio Moretti, Nickel eye pour Nikolai Fraiture) et…le moins meilleur (Nick Valensi avec Megapuss, sombre association musicale dark/glam/prog bordélique avec Devandra Banhart).

Trop d’alcool, trop control freak, l’équipe n’est pas sûre de vouloir replonger tout de suite avec Julian Casablancas… Il est donc le dernier à livrer son projet solo, faute de retrouvailles Strokienne…

Il nous offre donc un album de pop baroque, composé de huit titres, qui n’a pas grand-chose à voir avec le son de The Strokes.

Chaque morceau laisse entrevoir une vraie atmosphère avec différentes textures sonores tout en mélangeant guitare, synthés cheesy, batterie fulgurante et autres instruments plus classiques…

Une réussite ! Julian s’est, définitivement, bien amusé. Le show ne pouvait donc être que prometteur…

En tout cas j’étais loin d’être la seule à avoir pris rendez vous avec lui ce soir la, et à avoir endossé la tenue Strokienne réglementaire.

A l’intérieur, tout ce qui se fait de plus ou moins bon en matière de scène rock Parisienne, et de Dandy rock crédibles ou improbables (BB brunes, Shades, Jules Sitruk qui semblait s’être perdu…)

Le concert commence par une belle entrée sur scène, et en matière, avec « Ludlow street ».

La voix de Julian est impeccable dans l’intention. Un grand huit vocal, tour à tour en force et en mélancolie, puis plus retenu et contrasté.

La prestation scénique est la même qu’à l’époque des Strokes, simple et de bon goût, mais parfois frustrante… (« Ca va Paris ? » « J’adore manger chez vous ! »  « Hooo, you’re great ! »). Vive la méthode Assimil !

Et même si plusieurs refrains me clouent les pieds dans la bière (le tube « 11th dimension », « Out of the blue », « Ludlow street »), je me pose une question cruciale : c’est moi ou tous les titres de « Phrazes of the young » sont comme passés à la moulinette ? Certes retranscrire le disque sur scène est quasi impossible, mais certains titres sont méconnaissables… J’ai du mal à comprendre les paroles… Le son est juste dégeulasse et le groupe qui entoure Julian Casablancas est des plus douteux… Un faux jeu à la batterie qui en fait des caisses pour rien, la basse synthétique qui raidit tous les morceaux, les claviers midis sont tristes à mourir, et je ne parle pas de l’armée d’ordinateurs qui n’insufflent pas grande chaleur…

Et comment dire que ce n’était pas le public du Bataclan qui allait me l’apporter… (J’ai du, par contre, en donner au Monsieur derrière moi qui en a profité pour me peloter les fesses pendant 10 bonnes minutes…Ha, les joies de la foule…)

L’ambiance dans la fosse était aussi insipide qu’un best of de Chimène Badi… Le public était il en plein recueillement devant le master Casablancas ? Était-il déçu comme moi ? Ou alors peut être tout simplement trop occupé à se reluquer afin de décerner le prix du plus cool des faux new yorkais parisien ?

De plus (malgré la déception musicale) 45 minutes de show c’est vraiment trop peu… Une jolie reprise de « I’ll try once » des Strokes et pouf, Julian s’en est reparti…

Pour conclure : Julian, si un jour d’aventure tu lis ces lignes, je sais que tu as essayé de te donner à fond lors de ce concert, et de ce fait je t’aime toujours. Mais la prochaine fois ramène tes copains avec toi sur scène… Et à bas les peloteurs de fosses !!

By Charly.



Noah and the Whale.
janvier 8, 2010, 4:08
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Noah and the Whale – First days of spring

Charlie Fink est le chanteur de Noah and the Whale. Charlie Fink est triste. Charlie Fink n’a plus d’amoureuse, Laura Marling a quitté Charlie Fink. si Charlie Fink est triste c’est de la faute de Laura et si Charlie Fink a écrit « First Days of spring » avec ses compères, c’est pour se relever.

« First days of the spring » est un de ces albums qui forment un tout. Pour l’apprivoiser, il faut l’écouter dans le bon ordre comme on lirait une histoire. Et cette histoire, elle est pleine de mélancolie, de peine et d’espoirs mais jamais cucu ou ennuyante. Car Charlie veut aller de l’avant et nous le fait savoir tout au long de l’album. Il nous raconte son histoire : le vide après la rupture, la nuit avec des filles de passages (« stranger »), ses remords et son envie d’avancer (« blue skies »).

On pourrait définir la musique de Noah and the Whale de folk mais plutôt un folk arrangé, où chaque note résonne et trouve sa place, où l’on croise au détour d’un morceau des cordes effleurées, des timbales, cuivres ou flûtes traversières dignes des plus grands orchestres. L’album démarre avec « the first days of spring », chanson éponyme qui pourrait bien être l’un des meilleurs titres de l’année tellement c’est beau : les percussions qui résonnent, l’émotion qui monte en puissance et les violons qui habillent le tout. Quant à « Love of an orchestra », elle envoie de la patate, avec cette chorale en fond.

Bref, « first day of spring » est grand, brut, calme, puissant et majestueux.
Écoutez le, il vous apaisera autant qu’il vous touchera. Et comme le NME l’a classé 32 ème meilleur album de l’année, c’est que ça ne doit pas être si nul que ça…

Bonus: L’album est accompagné d’un film qui est tel un immense clip qui illustre tous les titres de l’album…

By Chloé.

Myspace Noah and the Whale



La revanche d’une blonde.
janvier 7, 2010, 10:06
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Scarlett Johansson, ou comment une blonde est parvenue à trouver la recette d’un bon album ! Il ne suffit pas d’être blonde pour que tout ce que l’on touche devienne cool. La coolittude n’est pas donné à tout le monde. Voyez, Paris Hilton, devenir chanteuse ne l’a pas forcément aidé à se trouver des adeptes et à revaloriser la réputation des blondes. Ainsi qu’il n’est pas donné à tout le monde d’être talentueux, divin et charismatique, tel qu’est l’américaine Scarlett Johansson, fantasme de toute une génération !

Anywhere I Lay My Head, premier album de la belle n’a rien d’enchanteresque. On aurait pu penser, que d’une bouche si pulpeuse, serait sortie autre chose qu’un gargouillis confus et blasant, mais bon… errare humanum est ! Scarlett, comme le vin, s’est améliorée avec le temps. Elle fait partie de cette génération d’actrices, multifonctionnelles comme un couteau suisse. Capable d’être à la fois actrice, mannequin, chanteuse.

Pour son second album, elle n’est plus toute seule. Pete Yorn, musicien américain, l’accompagne. Pete, c’est un mixe entre Lou Reed et  Jack Penate. Étrangement, l’album nommé Break Up est sorti le 7 septembre 2009 alors qu’il avait été enregistré en 006. Pete, et notre « Starlett » se sont d’ailleurs inspirés des années 60 et du couple Brigitte Bardot – Serge Gainsbourg. Une façon de montrer que les couples français ont toujours été plus glamours et mystérieux que les couples hollywoodiens ! Plongée dans un état de demi-sommeil j’écoute… C’est frais,au style ballade champêtre. A la fois grave et doux. Romantique avec une touche pop-country. Triste comme une rupture. Sucré-acide façon pomme Granny. Différent de ce qu’aurais pu faire une pin-up américaine, pure et dure. La voix jazzy de Scarlett est envoutante : cassante, dramatique.

Mais ne nous enflammons pas, cette dernière n’est pas la prochaine Norah Jones ! Break Up est un diamant à l’état brut, un album à écouter pendant nos longues soirées hivernales, prés d’un feu de bois. Une chose qui nous fait oublier un instant nos soucis. On regrette juste la voix trop un peu trop présente de Pete. Il est vrai que sans la présence et la voix éraillée de Scarlett, l’album n’aurait sans doute nul intérêt à nos yeux !

By Camille.



2010 : le futur se rapproche. Sortez les synthés !
janvier 5, 2010, 9:44
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Voila voila voila. Cap franchi. 2010 , bonne année, bonne santé bla,bla,bla.

2010 sonne futuriste, ça sonne mal, ça sonne d’ailleurs.

Ceci n’est pas une carte de vœux, c’est une prédilection. Et je vois, je vois :

Je vois des jacks sans fils dorés sur des scènes immenses, des places assises remplient et des fausses étrangement vides.

Je vois la fin des salles étroites parfumées à la sueur et au tabac.

La fin des guitares qui crament, le prix des synthétiseurs qui flambe.

C’est moche à voir mais il y a du beau dans tout ça. A l’heure des samples et des batteries électroniques, le nouveau son débarque.Il est neuf, tout propre,un peu trop.

Une armée où les soldats Casablancas, Foals, Empire of the sun, housse de racket et leurs copains s’appliquent pour prendre le pouvoir.

Et pouvons nous vraiment résister? C’est la Guerre des Mondes ici dans la musique, et je capitule. Je commence à m’y faire, à apprécier ce nouveau mélange. Un Smoothie spécial d’électro et de rock. Difficile à boire au début, mais le gout est bon.

Alors pour 2010, oubliez les « guitare,basse,batterie ». La mode démode. Sortez les synthés, les pédales. Le monde réclame des sons nouveaux aux pouvoirs magiques, de la poussière de fées.

Belle année. Le Marie Jeanne c’est reparti, et en plus on est nombreux. Accrochez vous.



Le Marie-Jeanne recrute !
novembre 29, 2009, 5:23
Classé dans : Stylé Branché Hypé Freatage..

Pour être toujours plus Rock, Marie-Jeanne a décidé d’agrandir son équipe.

Le principe est simple : Marie-Jeanne ne peut être partout donc elle te propose de devenir son correspondant que tu sois à Paris , Toulouse, Lyon, Marseille ou une autre ville qui bouge beaucoup (lui faire des propositions). Seuls critères être : jeune, hype et motivé. Ça te dit d’être critique Rock?

Pour plus d’infos la contacter.